Une vie de travail acharné marquée par le doute, de grands bonheurs, l’incompréhension de proches ou moins proches,
Une vie de femme aimée, aimante, haïe, intransigeante, exigeante, toujours jeune, une vie de collaboration spirituelle avec ses illustres contemporains, Liszt en particulier, dont l’interprétation pianistique fut une révélation pour elle et décida de son oeuvre pédagogique.
Une vie de femme qui n’eut pas enfant, mais guidera les mains de milliers d’enfants jeunes et moins jeunes.
Une force de vie, une belle leçon de vie,
... c’est ce que le spectacle tente d’évoquer.
Qui est Marie Jaëll ?
Marie Trautmann naît le 17 Août 1846 au sein d’une famille de la riche paysannerie protestante alsacienne.
Enfant prodige du piano, elle mène une carrière de virtuose brillante sous la protection d’une mère particulièrement cultivée qui lui tiendra lieu d’imprésario.
Né en 1832, Alfred Jaëll, enfant prodige du piano lui aussi, est au sommet de sa gloire pianistique lorsqu’il tombe fou amoureux de Marie et l’épouse en 1866. C’est par son intermédiaire que Liszt rencontre Marie qu’il admire et admirera jusqu’à en faire la légataire de ses oeuvres inachevées.
1871 marque la déchirure pour Marie. L’Alsace devient allemande et celle qui fut nourrie au lait de la culture germanique s’installe à Paris où elle n’a de cesse de promouvoir la musique de l’école française.
Elle compose pour, piano, voix, orchestre, violon, alto et violoncelle sous l’oeil et l’oreille admiratives de Camille Saint-Saëns …et de Franz Liszt qui lui écrit : " un nom d’homme au bas de vos partitions, et elles seraient sur tous les pianos ".
Après la mort d’Alfred, Liszt l’invite à Weimar. Elle y passera les trois derniers étés de la vie de Liszt et comblera de façon posthume les voeux de celui pour qui l’enseignement occupait une place centrale dans son existence musicale en publiant en 1886 le premier volume du " Toucher ", prélude à l’ensemble d’une oeuvre théorique et philosophique dont le principe fondamental sera le développement de la conscience de la main et de ses conséquences cérébrales.
Soucieuse de légitimer ses découvertes par la preuve scientifique, elle se consacre désormais à l’étude de la psychophysiologie sous la direction de Charles Féré, disciple de Charcot.
Son génie aura été d’ouvrir aux générations futures l’horizon infini de la perfectibilité de nos sens et de nos intelligences.
A nous de saisir sa parole au vol !
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